lundi 15 octobre 2012

Les travaux du cinquième JTJ sont bouclés

                                    
       
                                     Les téléspectateurs du JTJ5, ce vendredi 12-10-2012   
 Les jeunes de la cinquième édition du journal Télévisé Jeune Kadiolo, ont bouclé le Vendredi  12 Octobre 2012, par la projection du journal au foyer des jeunes à partir de 20 heures en présence d’une foule nombreuse de téléspectateurs.
 Majoritairement composés de jeunes, les téléspectateurs  ont  apprécié le Journal à sa juste valeur.
« Je viens de passer une brève soirée, mais bien remplie », proclame le Jeune Youssouf Koné  commerçant  au grand marché de Kadiolo visiblement très ému  pour non seulement  avoir participé à la soirée, mais aussi de son rôle de personne ressource lors de ce journal.   
  Pendant une vingtaine de munites, les fans du cinéma, les jeunes journalistes, leurs parents, amis ainsi que les personnes ressources  ont suivi avec intérêt les trois reportages du journal, meublés par les rubriques Invité et la météo.
Le reportage 1 s’est focalisé  sur la rentrée scolaire  sur fond de crise, une première au Mali.
Un espace qui a permis  aux élèves ressortissants du Nord, leur famille d’accueil, les Directeurs d’établissement  d’évoquer les difficultés qui pèsent sur eux, les élèves déplacés ont diverses appréciations de la situation  dans ce reportage:
 «  Mes difficultés se résument à la solitude, je n’ais  plus  de camarade avec qui causer lors de la recréation, on a des problèmes de langue, parce que moi je ne comprends pas le Dioula la principale langue de dialogue  à  Kadiolo » souligne une élève venue de Gao.
Son collègue  Mohamed Ag  en provenance de Gao lui se plein du climat, « je suis pratiquement malade chaque deux semaines et  je crois que c’est dû au fait qu’il pleut  régulièrement ici » conclut-il.
Ce mouvement d’élèves  a des conséquences directes sur  les effectifs dans les salles de classe, des directeurs affirment avoir  de nombreux élèves déplacés au sein de leurs établissements, ce qui a gonflé davantage les effectifs.
 Les parents eux se lamentent face à l’augmentation drastique des dépenses familiales :
Plus de bouches à nourrir,
De fournitures à payer  entre autres  ont retenu l’attention des téléspectateurs dans le premier reportage.
Les commerçants se lamentent  de la lenteur  dans les affaires, les fournitures sont pris à crédit et les clients ne se bousculent  pas devant les boutiques.
 
La vente illicite des médicaments bien qu’interdite par les autorités sanitaires, connait un ressort démesurable  au Mali en général et à Kadiolo en particulier.
  Le reportage a traité  tous les risques liés à l’utilisation des produits, risques expliqués par les consommateurs et le personnel de la santé. Ils attribuent  la forte utilisation de ces produits au niveau élevé de la pauvreté de la population, car l’accès à ces produits est très facile et à moindre coût.
Malgré que le secteur est très opaque, les acteurs  s’abstiennent des interviews et ce qui a fait que le reportage a duré plus que prévu.
Le reportage 3 et l’interview ont été consacrés à la promotion des artistes locaux, d’abord Bréhima Ouattara un artiste peintre et Harley, un artiste musicien qui fait parler de lui dans les Sow biz malien. 
 Il s’agissait  pour eux de témoigner comment ces deux métiers peuvent faire  vivre leurs hommes ; chacun à expliquer comment il a choisi son métier.
Enfin, la météo a été consacrée  aux coupures intempestives de coran que subit la ville de Kadiolo pendant l’hivernage ; une coupure qui est toujours suivie de conséquences.
Explication  de l’annulation d’une conférence internationale  liée à la coupure d’électricité,  et ce fut un véritable moment de détente pour les téléspectateurs  qui ont envahi la salle de rire et de cris de joie.
Rendez-vous en décembre pour la dernière édition du JTJ de l’année 2012.

lundi 8 octobre 2012

La vente illicite des médicaments pharmaceutiques, un sujet sensible pour le JTJ5.

                                  Explique les mauvaises conditions dans lesquelles sont stockés
         

  La vente illicite des produits pharmaceutiques, couramment appelé Pharmacie par terre au mali continue d’occuper un grand nombre de jeunes au mali et dans de nombreux pays de l’afrique de l’ouest.
Malgré les compagnes de sensibilisation à la télévision, les radios publics et privées sur  ces conséquences  néfastes pour la santé  et même avec les représailles spontanées des forces de sécurité.
  La cinquième édition du Journal des Jeunes de Kadiolo a emboité le pas à ces différents médias, afin de tenter de convaincre les plus sceptiques  et dissuader également les acteurs, car le JTJ c’est l’information de proximité basée sur les témoignages de la population elle-même, quoi de plus authentique.
  Les conséquences de l’utilisation de ces produits de trafic sur la santé de la population,  les conditions  de stockage et de vente dans le cercle de Kadiolo ont été les points essentiels abordés dans ce reportage.
  Si les autres reportages ont seulement  duré une demi –journée, une journée entière a été consacrée  à celui sur la vente illicite des médicaments  à cause de son opacité.      
 Les acteurs (commerçants) refusent  l’interview, certains consommateurs ont également refusé de témoigner devant la caméra,  confirmant ainsi qu’ils sont sans doute  entrain de mener une activité clandestine  sous l’œil impuissant des autorités sanitaires et au grand risque des consommateurs innocents.
C’est sur ce reportage que le tournage du JTJ5 a été bouclé le Samedi  06 Octobre 2012 à Kadiolo, reste la projection au foyer des jeunes rénové  par BINKAD et ses partenaires, c’est le  Vendredi  12 Octobre à partir de 20 heures.
Cela après l’appréciation des membres du jury le  Mercredi 10 Octobre 2012 dans la salle de conférences du foyer à partir de 16 heures.

mercredi 3 octobre 2012

Les jeunes du JTJ5 passionnés par la manipulation de l’outil informatique


         Les jeunes du JTJ sur une rue de la ville de Kadiolo, profinent les stratagies d'un reportage. 
      
C’est avec  un regard discret, parfois étonnant que les populations de la ville de Kadiolo observent leurs propres fils en activité en vu de rassembler  les informations relatives  aux réalités locales du moment , dans le cadre  du  JTJ.
 Chose  surprenante, ces populations selon leur âge, profil et statut constituent alors les personnes ressources fiables pour la réalisation de ces  journaux. Et c’est dans cette optique que  les jeunes du JTJ5 ont bouclé  ce lundi 01 octobre 2012 , une formation d’initiation d’une journée sur la manipulation des outils informatiques comme la caméra et l’ordinateur, principaux outils utilisés pour le tournage.

Séance de formation sur le tournage des membres du JTJ5
    Cette formation s’est déroulée dans la salle de conférence du foyer des jeunes de Kadiolo, assurée par le journaliste-caméraman Eric venu de Bamako avec l’appui des journalistes locaux sur place.
Formation intervenue deux semaines après celle portant sur les genres radiophoniques, donnant ainsi le coup d’envoi à la réalisation du JTJ5 qui doit durer environs une dizaine de jours.
 Trois reportages, une Interview et une page météo  d’une  durée d’environ vingt munites sanctionneront les travaux.
   Les thèmes de reportage ont été bien choisis selon les préoccupations de l’heure de la population du cercle de Kadiolo en particulier et du mali en général.
 C’est pourquoi le premier reportage a porté sur  le thème : La rentrée scolaire sur fond de crise au mali.
  Les jeunes journalistes ont rencontré des élèves déplacés du nord à Kadiolo ainsi que leurs familles d’accueil, les directeurs des écoles pour évaluer l’impact sur l’effectif des élèves par salle de classes entre autres.
 Le deuxième reportage est focalisé sur les conséquences de la vente illicite des médicaments sur la population  et le portrait d’un groupe de rappeurs, musique du XXIe siècle meublera  la page invitée.
   Les artisans malgré  leur savoir faire et leur place dans le développement local demeurent toujours  peu méconnus, le troisième reportage leurs donnera l’opportunité de s’exprimer, surtout dans le sens de valorisation de leurs métiers.